Conte musical
De Territoires Sonores.
Projet en cours de réalisation, montage prévu pour juin 2009
Informations sur le document
Date :
Durée :
Identifiant :
Conte musical orchestré par Hermine Théard, professeur de piano à l'école de musique de Crozon avec ses élèves. (En cours de création)
Réalisation :
Matériel : enregistreur Edirol R-09 / Micro stéréo Sony ECM-MS907
Logiciel de montage : Audacity
Écouter, télécharger
Texte du conte
Titouan est un garçon de 11 ans. Il a des cheveux noirs avec des boucles sur sa tête qui ressemblent à du goémon qu’on trouve sur la plage. Titouan aime se promener sur la plage. Il entend les vagues qui se jettent sur les rochers. Il écoute les mouettes crier. Il voit des galets roses, gris, blancs.
Un jour où le soleil est très haut dans le ciel, Titouan se trouve sur la plage. Il y a des grosses vagues qui arrivent sur la plage et lui font peur. Ce sont de gros rouleaux qui vont vers lui comme des monstres. Soudain, la tempête se lève. Le vent souffle de plus en plus fort. Il souffle sans s’arrêter, il rugit. La mer est furieuse. Les vagues sont de plus en plus grosses.
Quand la tempête se calme progressivement, Titouan aperçoit une bouteille qui s’est échouée sur le sable. Titouan la ramasse et retire délicatement un papier gris, humide où est inscrit une étrange écriture. Titouan déchiffre avec peine le message :
« A qui trouvera ce message devra retrouver cette forteresse pour découvrir l’endroit où j’ai vécu. Mon voyage de tous les jours commence à la plage aux galets et se termine dans une sombre forteresse. Les gens de Morgat me connaissent.»
Un petit morceau déchiré termine le message :
« Retrouve cette forteresse, tu y trouveras l’endroit où j’ai vécu. Signé : le vieil homme barbu à la canne et au chapeau vert »
Pas une seconde à perdre ! Titouan décide de partir à la recherche de cette forteresse. Il connaît la plage aux galets ; il demandera aux gens de Morgat.
Sur la plage, Titouan est seul. Pourtant, en scrutant autour de lui, il observe des choses qu’il n’avait jamais vues auparavant. Il marche sur les galets. Il aperçoit des galets avec des formes étranges, qui ressemblent à des bonhommes. Titouan marche vite sur les galets. Après avoir inspecté toute la plage, il décide d’aller voir sur le port. Il y a des gens qui l’aideront à trouver son chemin !
Sur le port, il y a des bateaux. Beaucoup de bateaux. Ils sont rangés comme des voitures, bien en ligne. On dirait qu’ils dorment sagement. Il y a des goélands qui crient aussi. Titouan décide d’aller demander aux pêcheurs sur le port s’ils ont vu le vieil homme barbu à la canne et au chapeau vert. Les pêcheurs sont sur leur bateau à moteur. Ils n’entendent pas Titouan. Titouan crie. Ouf ! l’un d’entre eux l’a entendu !
« Je cherche la forteresse sombre où a vécu le vieil homme barbu à la canne et au chapeau vert ! » crie Titouan.
Les pêcheurs le regardent avec étonnement. Pourquoi ce garçon aux cheveux bouclés noirs veut-il savoir où se trouve la forteresse ?
« Comment sais-tu que le vieil homme barbu à la canne et au chapeau vert habitait dans cette forteresse ? » demande les pêcheurs.
« J’ai trouvé un message dans une bouteille sur la plage ! » crie Titouan. « Il me dit de suivre ce chemin pour trouver son logis ! »
Un pêcheur lui dit :
« Je me souviens qu’il prenait le sentier qui monte dans la forêt. Il marchait bizarrement. Il faisait des petits pas rapides et des bonds en agitant les bras. »
Un homme qui fait des petits pas rapides en agitant les bras…
Un vieil homme barbu avec une canne et un chapeau vert…
Titouan a déjà entendu ça !
Ca y est ! Il se souvient !
Il y a bien longtemps, sa grand-mère lui racontait qu’elle avait connu un homme barbu avec une canne et un chapeau vert. Il avançait à petit pas rapides et faisait des bonds en agitant les bras.
Titouan n’en revient pas ! Cet homme serait-il donc son grand-père ?...
Le pêcheur poursuit : « le vieil homme disparaissait dans les profondeurs de la forêt et j’ai entendu dire qu’il habitait une sombre forteresse en haut du bois ! Tu n’as qu’à suivre le sentier qui monte là-bas ! »
Titouan n’hésite pas une seconde ! Il s’élance sur le sentier qui, au fur et à mesure qu’il avance devient deplus en plus sombre, de plus en plus angoissant… Titouan regarde autour de lui. Il voit des grands arbres qui montent haut dans le ciel. Avec le vent, les arbres s’agitent. Il entend les craquements de bois quand il marche. Titouan suit le sentier qui s’enfonce dans la forêt. Quand soudain, Titouan s’arrête d’un coup ! Il entend un murmure très doucement à ses côtés. Titouan ne bouge plus. Il avance. Tout est sombre, il ne voit plus rien ! Et puis « bong ! » Titouan s’est cogné contre quelque chose ! Il se relève. Devant lui il y a un immense tronc d’arbre. Il est marron et est rempli de grosses rides où Titouan peut enfouir ses doigts. « Aïe ! ». « Mais qui parle ? » se demande Titouan. « C’est moi, je suis l’arbre aux longues branches et aux feuilles légères. » « Je connais ce vieil homme que tu cherches. Il y a très longtemps il vivait près d’ici, dans un endroit étrange. »
Titouan se souvient maintenant ! La sombre muraille que lui avait décrit sa grand-mère dans les histoires qu’elle lui racontait ! L’enfant reprend son chemin, quand soudain, la forteresse est là devant lui ! Titouan en a le souffle coupé. Elle est sombre, avec d’énormes murs. Il s’en approche et y pénètre timidement... Il y fait noir, tout semble désert… Courageusement le petit garçon avance à pas lents et mesurés… Ses mains tâtonnent les parois humides… Mais voila que sous ses doigts, il sent quelque chose de froid… d’un geste brusque il retire sa main tout effrayé qu’il est…
« Non Titouan ! se dit-il, tu n’es pas venu jusqu’ici pour te dégonfler ! »
Prenant son courage à deux mains, il se saisit de l’objet puis s’enfuie vers la sortie…
Arrivé au grand jour, il découvre une boîte en fer, un peu vieillie, un peu rouillée. Curieux de savoir ce qu’elle contient il l’ouvre avec délicatesse. Et, Oh, surprise, y découvre un petit piano, minuscule, accompagné d’un mot manuscrit :
« A toi qui a ouvert cette boîte, Toute ma vie j’ai regretté de n’avoir jamais appris à jouer du piano. Des années durant, perdu dans cette ancienne forteresse, je me suis appliqué à construire l’objet de mes rêves… Ce petit piano appartiendra à celui qui le trouvera. Toutefois, si tu acceptes de le garder, tu devras chaque jour t’appliquer à apprendre à en jouer de sorte que, moi, le vieil homme au chapeau vert que tout le monde prenait pour un fou, pauvre et sans argent, je puisse à travers cet objet, transmettre l’envie et le bonheur de faire de la musique à ce petit homme que tu es. »
D’homme fou il n’y en avait point. Ses petits pas n’étaient que pas de danse et les grands gestes de ses bras n’étaient que l’imitation d’un chef d’orchestre. Un vieil homme amoureux de la musique et de la nature qui orchestrait de ses gestes l’hymne de la forêt…
Titouan, tout ému d’avoir découvert le rêve le plus cher d’un grand père qu’il n’avait jamais connu ne pu prononcer qu’un seul mot dans un souffle d’amour: « Papi ».
Informations complémentaires
Licence
Document sous contrat Creative Commons by-nc-nd
Vous êtes libres :
de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public
Selon les conditions suivantes :
Paternité. Vous devez citer le nom de l'auteur original de la manière indiquée par l'auteur de l'oeuvre ou le titulaire des droits qui vous confère cette autorisation (mais pas d'une manière qui suggérerait qu'ils vous soutiennent ou approuvent votre utilisation de l'oeuvre).
Pas d'Utilisation Commerciale. Vous n'avez pas le droit d'utiliser cette création à des fins commerciales.
Pas de Modification. Vous n'avez pas le droit de modifier, de transformer ou d'adapter cette création.


